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QUAND UN CERCLE DE PIERRES OUVRE DES PORTES… QU’ON NE SAIT PLUS REFERMER

9 sept.
3 min de lecture

En passant dans l’Aude, j’ai été invitée à découvrir un cercle de pierres installé au-dessus d’un terrain, sur une grande plateforme.

J’étais intriguée.

Mais à peine arrivée à proximité… oppression immédiate.

Quelque chose n’allait vraiment pas.


En travaillant sur le lieu, je perçois une pollution énergétique ancienne, qui remonterait à environ six ans. Son propriétaire m’explique alors que des cérémonies d’inspiration druidique ont eu lieu ici.

Et c’est là que je lui parle d’une chose qui me semble essentielle :

Ce n’est pas parce qu’on travaille avec l’invisible qu’on sait forcément le faire.

Certaines pratiques ouvrent des portes, mettent des énergies en mouvement… mais encore faut-il savoir les refermer, nettoyer et réharmoniser l’espace après.

Un espace sacré ne se manipule pas comme un décor.

Alors, il faut tout reprendre.


La première présence qui m’accompagne dans le travail est Isis, dans une énergie d’amour et de nettoyage profond.

Puis vient Ganesh, comme une force de protection et de gardiennage.

Ensuite, il m’est demandé de retisser le cercle.

Avec le Dragon Doré.

Comme si des fils de lumière dorée venaient reconstruire une véritable trame énergétique autour de lui.

Et parallèlement, le lieu doit être débarrassé de tout ce qui l'encombre : fils, piquets, objets divers…


Parce qu’un espace sacré a besoin de rester propre, libre et dégagé.

Les portes doivent rester des portes.

Les passages doivent rester libres.

Rien ne doit venir entraver la circulation du lieu.

Puis je suis appelée au centre.

Là se trouve une grande pierre levée.

Elle a été transportée jusqu’ici… au bulldozer.

Et immédiatement, je sens que quelque chose ne va pas.

La pierre n’est pas réancrée.


Son lien avec le tellurique semble rompu.

Je dois alors rappeler les élémentaux du lieu — dans ma perception, notamment les gnomes — afin de rétablir la connexion et de recalibrer la pierre.

Et lorsque je lui explique qu’on ne déplace pas ainsi une pierre sans prendre en compte ce qui l’habite et l’environnement subtil auquel elle appartient…

Il me raconte que le bulldozer est tombé en panne pendant le chantier.


Puis que sa propre voiture a été bloquée par une branche et qu’il n’a jamais réussi à monter jusqu’ici avec elle.

Je vous avoue que je n’ai pas été franchement surprise…


Le travail se poursuit.

Cette fois avec le Dragon Arc-en-Ciel, qui vient littéralement faire vibrer la pierre.

Je perçois alors comme un immense tube de lumière qui descend sur elle.

Et dans cette lumière apparaît une nouvelle présence.

Une grande Fée.

Androgyne.

Une présence portant à la fois le Yin et le Yang.

Quelque chose vient de se réouvrir.

Après le travail, mes mesures indiquent environ 40 000 unités Bovis au centre du cercle, et autour de 30 000 sur sa périphérie.

Puis vient une information inattendue :

Ce cercle n’est pas destiné aux cérémonies.


C’est un cercle de guérison.


Il doit être parcouru en entrant par l’Ouest et en ressortant par l’Ouest, dans le sens des aiguilles d’une montre.

On peut y venir avec l’intention de guérison pour soi ou pour quelqu’un d’autre, éventuellement avec un objet appartenant à cette personne.

Tourner.

Trois fois.

Six fois.

Neuf fois…

Par cycles de trois.

Comme autour des stupas tibétains.



On peut également s’asseoir autour du cercle intérieur, avec des bols chantants, certains instruments, et simplement… chanter des OM.

Mais pas de rituels.

Pas de cérémonies.

Ce lieu a une fonction précise.

Et c’est peut-être la véritable leçon de cette rencontre.

Créer un espace sacré ne consiste pas simplement à disposer des pierres en cercle et à y faire quelques cérémonies.


On ne joue pas impunément avec les portes de l’invisible.

Un lieu peut être magnifique, puissant, vibrant… et pourtant profondément déséquilibré.

Comme pour construire une maison, on ne s’improvise pas architecte ou électricien.

Pour les espaces sacrés, c’est pareil.

Il existe des personnes qui savent travailler avec le subtil, écouter un lieu, comprendre ses équilibres, ses gardiens, ses passages… et surtout savoir refermer, nettoyer et entretenir ce qui a été ouvert.


Et lorsqu’on devient gardien d’un tel endroit, il faut aussi être attentif à ce qu’on y autorise.

Qui vient ?

Pourquoi ?

Que fait-on ici ?

Et surtout… que laisse-t-on derrière soi ?

L’invisible mérite autant de respect que le visible.

Peut-être même… davantage qu’on ne l’imagine.


Virgin'IMAYA, Tisseuse entre les Mondes

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